samedi 10 mars 2018

Semi de Paris 2018 : 1h 20m 09s

Dimanche 4 mars 2018 avait lieu le Semi-Marathon de Paris.


J’ai déjà expliqué sur ce blog combien j’aimais courir cette distance. Et fort d’un dernier record perso plutôt canon sur semi (1h 22m 04s) au Run In Lyon en octobre dernier, j’avais très envie de (enfin) faire cette course. J’ai donc commencé ma prépa le lundi 8 janvier, soit 2 mois avant la course, en utilisant l’appli Fréquence Running (dont je vous parlerai dans un prochain article) pour générer mon plan d’entraînement.

Ma prépa de 7 semaines s’est bien passée, les quelques jours de neige à Paris ne m’ont fait annuler que 3 ou 4 séances. J’étais donc en forme et surtout assez content d’avoir (enfin) suivi un vrai plan d’entraînement dans son intégralité. La difficulté que j’avais à rester fidèle à un plan me contraignait avant à bricoler moi-même mes propres séances. J’avais pour habitude d’alterner des sorties d’endurance et des fractionnés plus ou moins longs mais jamais en respectant des allures bien précises. J’étais donc plus confiant dans ma prépa. A tel point que je m’étais fixé un objectif de 1h 19m. Un tout petit peu plus de 3 min de mieux que mon record perso, qui datait de 5 mois.

Je savais que les concurrents de l’année dernière avaient beaucoup soufferts des conditions (du vent et de la pluie surtout). Cette fois-ci il n’y avait pas de vent, mais un peu de pluie était prévue, et il faisait un peu froid. Néanmoins les conditions étaient bonnes.

Le matin du départ, une petite douleur (genre contracture) au mollet droit me gêne un peu. Je m’entraîne depuis 2 mois, 5 fois par semaine, sans me blesser une seule fois, et je me fais mal en dormant la nuit avant la compèt… La douleur est supportable, je me dis que ça ne me gênera pas trop pour courir.

A 9h le départ est donné, je m’élance du sas préférentiel, en faisant attention à ne pas partir trop vite, comme à Lyon en octobre. Mon allure cible est de 3’44’’ au km. Je pars à peu près dans ces eaux-là. La course part de l’esplanade du château de Vincennes. Pour l’instant il ne pleut pas, je cours avec des gants et un t-shirt à manche longue. J’arrive à tenir mon allure mais le fait de partir à l’allure de l’objectif est assez stressant, car il n’y a pas de marge en cas de coup de mou en fin de course. Le rythme est tout de même bien rapide, et je ne suis déjà pas sûr de pouvoir tenir cette vitesse pendant les 21.1 kms. Mais j’essaierai. C’est pourtant une vitesse à laquelle je me suis entrainé et que j’ai répété de nombreuse fois pendant ma prépa. Les allures des concurrents sont assez diverses, je décide donc de commencer à courir tout seul. Il y a beaucoup de monde mais la route est assez large, on ne se marche pas trop dessus. Les premiers kms sont assez agréables, on sort du bois de Vincennes, on traverse la Seine à Bercy, ensuite c’est le quai d’Austerlitz, l’horrible cité de la Mode et du Design, premier ravito avant le 5ème km, que je boude, puis c’est la (re)traversée de la Seine, sur le Pont de Sully puis on fonce vers Bastille, qu’on atteint au 7ème km. Je sais que le parcours fait une épingle un peu avant le 10ème km, à Chatelet, au niveau de la tour Saint Jacques. J’essaie donc de ne pas m’emballer, ni de céder au stress en maintenant l’allure cible tout au long de la rue de Rivoli. Je suis aidé par ces grandes lignes droites.

Je prends de l’eau au ravito du 10ème km, je sens à ce moment-là que la fin de la course va être compliquée. Elle l’a été. On continue notre visite de la ville par les quais, on passe sous le pont de Sully, puis sous un tunnel, après le 11ème km je crois. On passe rapidement dans le parc de Bercy, moment plutôt agréable mais c’est le dernier. La rue de Charenton entre le 14 et le 16ème km est en montée, on m’avait prévenu la veille, je savais que cette difficulté allait arrivée, et je savais quand. Je m’y étais donc préparé mentalement. Je ne voulais pas craquer à ce moment-là car il reste encore au moins 5km et mon allure moyenne était redescendue à 3’46’’ / km depuis la mi-course à peu près.


C’est au 15ème que j’ai failli tout arrêter. Alors que l’on entre dans le Bois de Vincennes, la montée m’a cassé les jambes, je n’arrivai pas à relancer pour faire baisser cette allure moyenne qui était 2 secondes plus lente que mon allure cible. Je me suis mis une grosse pression à ce moment-là, sachant que j’étais à un moment charnière de ma course. J’ai voulu m’accrocher à un groupe, mais certains relançaient alors que d’autre craquaient. J’étais un peu défaitiste à ce moment précis. Alors je me suis calmé, j’ai fait une liste de priorité : il fallait d’abord que je finisse cette course, que j’améliore mon RP si possible et que j’atteigne mon objectif en dernier lieu, si un miracle survenait. Alors j’ai fait des maths, je fais toujours des maths quand ça ne va pas. 2 secondes de trop sur l’allure moyenne, c’était 42 secondes de plus sur la course, donc courir à 3’46’’ / km revenait à boucler le semi en 1h19m et 30 sec. Ça restait correcte, je m’étais fait une montagne de ces quelques secondes de trop. Je décide donc de finir cette course, sachant que j’avais encore de très bonnes chances de battre mon record mais plus aucune d’atteindre mon objectif. Je cours désormais sur un autre rythme, qui devrait me permettre d’arriver à mes fins. Mais ces 5 dernier km sont horribles, je souffre vraiment. Mon mollet me gêne un peu plus, j’ai l’impression d’être à fond depuis le début de la course. Le parcours n’en finit pas, j’ai l’impression que chaque km en fait 2.

Curieusement mon rythme s’est beaucoup stabilisé à ce moment-là et j’ai même pu relancer un peu, progressivement à partir du 18ème km. Mais ce passage compliqué a encore fait baisser mon allure moyenne de 2 secondes. Je terminerai la course avec une allure de 3’48’’ par km sur la totalité du parcours. A ce moment-là, ça va mieux, je sais que je ne serai pas en 1h19m mais je sais que je ferais quand même un RP et qu’il faudra m’en contenter pour cette fois-ci. J’arrive à finir fort, la ligne d’arrivée se voit de super loin, il y a plus d’un km de ligne droite pour finir à proximité du château de Vincennes. L’arrivée après avoir autant souffert est une vraie délivrance et une grosse décharge d’émotion. J’ai tellement souffert dans cette course que je me suis demandé si j’avais pris du plaisir.

Arrivée : 1h 20m 09s

Quand je courais, je me suis dit que je savais, en fixant mon objectif et en m’entrainant pour l’atteindre que ce ne serait pas facile. Si je voulais courir facile, je ne me fixerais pas ces objectifs. Je savais que je souffrirais mais je tenais quand même à le faire et j’ai travaillé, beaucoup travaillé pour y arriver. Et c’est ce qui m’apporte ma satisfaction. Alors il faut accepter de souffrir, être conscient de cette souffrance à venir quand on se fixe un objectif mais accepter cette souffrance. Car elle n’est pas inutile, loin de là même.

jeudi 5 octobre 2017

Compte rendu : Semi-marathon du Run In Lyon 2017



Si vous avez lu cet article, vous saviez que je courais le we dernier le semi-marathon du Run In Lyon.
J’étais assez confiant en ma capacité à améliorer mon record personnel, qui datait de 2015 et qui était de 1 h 28 m. J’avais même un objectif d’1 h 24 m. Un objectif tout à fait réalisable mais je ne pouvais pas m’empêcher de le trouver très ambitieux. J’étais vraiment partagé, car très confiant dans ma forme du moment (une prépa sans aucun accro, des RP en Mars sur Marathon et en Juin sur 10 km), mais aussi assez anxieux à l’idée de courir cette distance (que j’affectionne particulièrement) à 15 km/h. Cela parait bête mais j’avais vraiment l’impression que cette vitesse représentait pour moi une barrière. Bien sûr, je cours plus vite que cela sur les 10 km. J’ai même une fois ou deux, à l’entraînement, couru 15 km en un poil moins d’1 h. Mais courir un semi à cette vitesse me paraissait étrangement irréel. Je savais que j’en étais capable mais je ne pouvais pas l’imaginer. J’avais l’impression d’être Roger Bannister en 1954 avant qu’il ne court le mile en moins de 4 minutes, ou Kipchoge en Mai dernier avant de tenter de courir le marathon en moins de 2 h. Evidemment mes performances n’ont rien à voir et l’appréhension que je ressentais n’étais pas fondée. C’est ce que je me répétais sans cesse. Gagner 4 minutes sur son RP, c’est quelque chose de bien. Et qu’importe si on passe de 14,6 à 14,8 km/h ou de 14,8 à 15 km/h. C’est aussi le marathon de Berlin, qui a eu lieu une semaine avant ma course (et que j’ai suivi à la TV depuis chez moi) qui m’a inspiré. Ainsi que la course qu’ont mené les 3 meilleurs marathoniens du moment contre le record du monde à cette occasion, et la phrase assénée par Kipchoge avant sa victoire :
« I don’t believe in barriers »
C’est une philosophie, une façon de penser qui est extrêmement importante en course à pied. Ne pensez jamais que vous êtes à la limite de vos capacités.
Cela me paraît important de vous parler de ça avant de vous raconter ma course. Car c’est l’état d’esprit dans lequel je me sentais, quand j’ai pris le train pour Lyon le vendredi soir.
Malgré le fait que je connaisse très bien la ville (j’y vais depuis tout petit car ma famille est lyonnaise), j’ai passé la journée de samedi à la visiter sous la pluie. Je suis aussi allé récupérer mon dossard. C’est là que j’ai pris conscience que quasiment toute la course se faisait en commun avec le marathon. Cela m’inquiétait un peu (les parcours se séparaient au 18ème km). Cela signifie qu’on allait courir avec des gens qui n’auraient pas le même rythme ni même pas du tout la même course. Cela s’est finalement très bien passé (pour nous en tous cas, je ne sais pas pour eux).
Le dimanche donc, je me réveille à 6 h 30. Je me prépare (étant dans le sas préférentiel, je dois être sur le départ à 8 h 15) heureusement, je loge à côté du départ. Je mange comme avant un marathon : œuf, banane, fruits secs, eau… Et je pars rejoindre mon sas. Etant donné le temps pourri qu’on a eu la veille, je craignais beaucoup la météo. Mais à ma surprise il fait très beau, et la température est douce. Je pensais avoir froid au moins au départ, il n’en est rien. En fait, il se pourrait bien qu’on ait eu les meilleures conditions possibles. Grosse satisfaction. Je m’échauffe avant d’entrer dans le sas. L’ambiance est bizarre, les dossards rouges (semi-marathon) sont mélangés aux bleus (marathon). Je n’ai pas l’impression habituelle d’être « tous dans le même bateau » certains sont partis pour souffrir pendant 3 h alors que la majorité d’entre nous auront finis dans moins d’1 h 30. Le départ est donné le long de la Saône, et évidemment, je pars vite. Mon objectif étant d’1 h 24 m, je dois courir le semi à 15 km/h de moyenne, soit à 4 minutes par km. 1er km : 3’30’’ Oups… Je décide de ne pas ralentir d’un coup car je veux pouvoir faire mieux si j’en ai les capacités, et le fait de ralentir d’un coup aurait pour conséquence de me couper les jambes rapidement. Alors je temporise, je ralenti petit à petit, je sais que la course est encore longue et que je dois en garder sous le pied pour les passages plus compliqués (je pense déjà au tunnel au km 16). Le peloton s’étire, il n’y a pas grand monde autour de moi, je suis assez surpris de la disparité des allures. C’est surement dû au fait que des marathoniens sont parmi nous. Je cours à une allure correcte, mais beaucoup de personne me double, et je double moi-même au moins autant de personnes. On remonte le long de la Saône, je boude le ravito du 5ème km : je n’en ai pas besoin et ils ne distribuent que des gobelets d’eau, peu pratique. On traverse la Saône sur le pont Paul Bocuse après le ravito du 10ème km, où je prends un petit peu d’eau. Mon allure moyenne depuis le départ est désormais de 3’45’’. Cela signifie que j’ai bien ralenti, je sais que je suis maintenant sur une bonne allure et que par conséquent cette allure moyenne va continuer à baisser. Je fais des maths dans ma tête, estime le temps d’arrivée à cette allure : 1 h 20 m, il ne faut pas rêver ! Je sais que les prochains kms vont être difficiles. Je décide donc de courir avec quelqu’un. Je suis redescendu à 3’50’’ par km, cela veut dire que je fatigue et ça me coûte beaucoup d’énergie d’essayer de stabiliser mon allure. J’ai repéré un groupe de 3 personnes qui courent, le gars devant à l’air bien, il est suivi par un autre, le troisième à l’air plus dans le dur. Je me dis qu’on peut surement s’entraider. Je me joins à eux, en restant derrière, c’est plus facile pour moi, j’ai remarqué qu’ils avaient le rythme que je recherchais, alors plus de soucis à se faire, je cours derrière, comme tiré par eux. En arrivant vers le 14ème km, le dernier a décroché, et l’écart s’agrandit entre les deux autres. Je décide donc de prendre le lead. Je me place devant eux, et je dicte mon rythme, sans accélérer, je reste dans le même tempo. Je ne sais pas s’ils vont avoir la même idée que moi, c’est-à-dire s’ils vont profiter de mon allure. Je prends un gel énergétique (le seul que j’avais pris avec moi) avant le ravito du 15ème km, où je reprends un peu d’eau. On entre dans le tunnel au 16ème km. Je ne cours plus qu’avec un gars. Le mec à l’air solide, il n’a pas ralenti une seule fois. On tourne autour de 3’50’’. J’ai bien conscience que si j’ai pu maintenir mon rythme à cette allure, c’est parce que j’ai couru avec eux. Je me dis que j’essaierai de le retrouver à l’arrivée, parce qu’il m’a bien aidé et j’espère en avoir fait de même.

J’appréhende beaucoup le tunnel. Il y fait noir, les bruits de pas résonnes, l’air est bizarre. Je déteste les tunnels. Je suis toujours le même type, mais j’ai l’impression qu’il a accéléré. Autour de nous beaucoup commencent à temporiser voir à craquer. Certains relancent aussi, j’ai l’impression que c’est le cas de notre ami. La difficulté est qu’ici, il n’y a plus de signal GPS, ma montre ne sert plus à rien. Je ne sais pas à quelle allure je suis, j’ai l’impression d’avoir accéléré, je reste au contact de ce gars car je ne veux pas craquer ici. La sortie du tunnel fait un bien fou, je suis essoufflé, je regarde ma montre : 3’51’’ par km… on n’avait absolument pas accéléré. Gros coup dur, j’ai bien fait de le suivre, sinon j’aurais pris énormément de retard. Je me rassure en me disant que je suis toujours bien au-dessus de mon objectif. Et c’est là, 3 km avant l’arrivée, que je décide d’abandonner cet objectif. Je sais que je ferais mieux. Je laisse le gars partir, je ne peux plus le suivre, je suis impressionné par sa régularité et sa capacité à relancer. Je perds pas mal de temps dans ces derniers kms, la place des Terreaux est un enfer, avec une épingle à cheveux devant un groupe de rock qui fait un boucan d’enfer (un truc qui casse les oreilles mais qui ne motive pas du tout). On continue dans les rues de Lyon, là la foule est beaucoup plus présente, ils nous poussent, je reprends du poil de la bête, et arrive à relancer ma course, à 2 kms de l’arrivée. Mais en apercevant au loin la place Bellecour, à 500 m de l’arrivée, je prends le contre coup de mon sprint prématuré, je n’ai pas de douleur mais je n’ai plus de jus, j’arrive juste à accélérer sur les 100 derniers mètres, pour la photo et la ligne d’arrivée. Je passe la ligne, j’ai tout donné, je ne ressens plus rien, j’essaie de reprendre mon souffle. Il se passe quelques minutes avant que je pense à regarder ma montre. 1 h 22 m 04 s. J’ai du mal à réaliser que j’ai battu mon record personnel, que j’ai atteint mon objectif et que j’ai même fait mieux de 2 minutes. Je me rends compte de ce que je viens de faire, l’émotion m’empêche de parler, je reprends difficilement mon souffle, j’ai l’impression d’avoir fait la course parfaite. Aucune douleur n’est venue me perturber, j’ai su me servir des autres aux moments où j’en avais besoin, j’ai eu des jambes quand il fallait relancer et du mental quand je n’avais plus de jambes. J’ai élevé mon niveau, je me suis servi de mon expérience, et j’ai déjà hâte de faire mieux la prochaine fois, parce qu’après avoir fait tombé cette barrière, la suivante est déjà à portée de vue.


vendredi 22 septembre 2017

Next stop : Semi Marathon « Run In Lyon » le 1er octobre 2017


Dimanche 1er octobre, je courrai le semi-marathon du « Run In Lyon ». Je suis assez excité par ce challenge dans la mesure où c’est le premier semi que je courrai depuis octobre 2015 et le semi-marathon de la braderie de Lille (1 h 28 m). J’ai depuis couru 2 marathons, plusieurs 10 km et à chaque fois, j’ai amélioré mes records sur ces distances. A l’époque, je courais le 10 km en 40 min. J’ai dernièrement porté cette performance à 37 m 30 s. Je pense donc que l’objectif de faire mieux que la dernière fois est tout à fait jouable. C’est pourquoi j’essaierai de le courir avec un objectif de 1 h 24 m. C’est un objectif réaliste et assez ambitieux. Si je connais la ville, je ne sais rien de cette épreuve, le parcours montre de (très) longues lignes droites, qui font un petit peu peur, mais les artères semblent assez larges, et heureusement, car il y a l’air d’y avoir du monde au départ ! Je pourrai aussi m’élancer du sas préférentiel ce qui est un gros avantage. J’aime aussi le fait de pouvoir courir en automne. J’ai réalisé récemment que c’était vraiment la meilleure des saisons pour faire des performances. J’ai souffert pour battre mon record sur 10 km lors des 10 km de l’Equipe en juin dernier, à cause de la chaleur. Le Marathon de Paris a aussi été une journée bien chaude et ensoleillée. La dernière fois que j’ai fait une course en hiver (la corrida de Noël d’Issy Les Moulineaux) c’était l’inverse, il a fait bien trop froid. Je sais que la météo peut être extrêmement changeante, mais le fait d’avoir commencé la prépa sous les chaleurs d’août et de la continuer en septembre avec une météo aussi instable que ce qu’on a à Paris en ce moment, permet aussi de s’habituer à tout et si le temps est clair et la température douce (un vrai temps d’octobre quoi) les performances devraient en être que meilleures. J’ai entendu un vrai professionnel dire que c’était, de l’avis de beaucoup de spécialistes, la meilleure saison pour battre des records sur les courses longues. (C’est -entre autre- pour ça que beaucoup de records sont battus à Berlin, c’est en septembre…).

Le juste milieu entre l’endurance et la vitesse.
Si je n’ai pas couru de semi-marathon depuis 2 ans, j’apprécie beaucoup cette distance. C’est une distance que je cours de temps en temps à l’entraînement, en endurance fondamentale (vers 5’00 / 5’15’’ par kilomètre). J’essaye de courir au moins 20 km une fois par semaine. C’est un objectif que je n’atteins absolument pas toutes les semaines, mais c’est une distance qui force à se battre contre soi-même, une distance qui tire sur les muscles, une distance exigeante, mais une distance intense aussi, où le seul moyen de briller est de courir le plus vite possible. Quand vous avez déjà couru un marathon, le fait de terminer un semi n’a aucune valeur, et cela ne vous satisfait plus. Courir, comme j’essaierai de le faire, 21.1 km à 15 km/h de moyenne, c’est dur. C’est dur parce que ça demande de l’endurance et de la vitesse. Gérer son effort, un effort long, mais garder une allure, et une allure rapide.

Une belle ville, la bonne saison, la distance parfaite : objectif 1 h 24 m.
La principale raison qui me retenait de courir ce genre de course, c’est qu’une compétition au début de l’automne se prépare en été. Et courir en août, moi, je trouve ça un peu chiant, parce qu’en plus d’avoir plein de trucs à faire, vous vous retrouvez à devoir vous lever à 6 h du matin pour négocier un petit 20 degrés et se lever à cette heure en vacances, très peu pour moi. J’ai donc négocié un peu différemment cette préparation. J’ai assez peu couru en juillet (j’ai commencé la prépa le 15) donc 80 km, d’abord des 10 km, puis 25 et 20. En août, j’ai continué avec des distances assez importantes 15 km minimum, et surtout de l’endurance fondamentale, et vers la fin du mois quelques petits fractionnés. J’ai couru près de 140 km en août. C’est en septembre que j’ai vraiment bossé la vitesse en faisant plusieurs fractionnés par semaine, et certaines sorties longues (jusqu’à 30 km). J’ai évidemment gardé mes sorties de 15 km en endurance fondamentale. On est le 21 septembre quand j’écris cet article, et je suis à 155 km (je devrais finir le mois au-delà des 200 km). Donc une préparation qui a monté en puissance, autant en terme d’endurance que de vitesse. Le risque est d’arriver un peu fatigué le jour de la compet, c’est pourquoi il s’agira de ne pas trop en faire la dernière semaine. Et de surveiller mon alimentation. Il faudra en faire moins, mais le faire mieux.